1er septembre 1999

Le houka

 

Abandonner son corps aux pieds de la dune
tendre délice alangui pâle dans la rosée
douce extase ourlée de formes imaginaires
limbes refuge faut sortilège aux stèles du sort

Abandonner le temps la vie les ondes au vent
l'insolence la nonchalance à l'abîme d’oubli
abandonner à l’ombre la blessure du silence
débarras de salut si vide aux avides mandibules

Nulle engeance nulle escapade ne comble cet insu
les phrases dites n’assument aucun houka
le barrage ne fait qu’emplir une baudruche de rêve
délaissant pêle-mêle cette retraite à son âtre inondé