Au parfum du temps
De joies enluminées,
soleil brûlant,
Tu consumes ton coeur au gré d'instants.
Tu traînes ton ombre au creux des passions,
Et, sur les chemins ardents, ton printemps
Fleuri de jouvence. Mais, quand l'action
De l'âge, ploiera ton souris luisant,
Quand les années auront lié le temps,
Tu iras sur ces berges, la chanson
De feues amours, sur tes lèvres de sang,
Pleurer tes illusions perdues. L'affront
Du vent aura plié ton front brillant,
Délaissant aux mélancolies d'antan,
Ces yeux mouillés, ces rides d'affliction.
Tu iras, lors, chanter au son du vent,
Tes mélodies, souvenirs d'évasions.
Lors, sur les plages, d'un geste envoûtant,
Nourrir l'Océan de rêves d'enfant.