La solitude des villes
La solitude des villes,
C'est quatre murs.
C'est une prison de
soi-même,
Une prison muette,
Où crépitent les bruits alentour.
C'est la furieuse présence
De tout ce qui est absent.
De ces sirènes de la douleur,
De ces cloches de l'habitude,
Qui tirent de la torpeur,
Ce théâtre gris,
Derrière une fenêtre.
C'est la présence,
Au dehors,
De ces cris,
De ces plaintes,
Que tu entends,
Sans bruit,
Entre tes quatre murs.