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On joute avec l'amour
comme on tue les hommes
et l'on meurt soi-même
C'est le torrent de l'insu
qui nous pousse à trouver
c'est la marche des heures
C'est l'armée des cents vents
qui ne laissent au rocher
que le temps d’un ici
C'est le geste d'aimer
qui demande à manger
pour le temps d’un regard
C’est la prière à la mer
qui nous prend les marins
reconduits à son sein
L'on aimerait les venger
mais les ans nous répondent
et nos âmes s'éclairent
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