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À la porte des siècles
quelques cendres nues
délavées de leurs voeux primitifs
À la porte des flots
quelques désirs démenés
labourés dans le sort feint de l’avoir
À la porte des ombres
quelques radeaux accrochés
tourments plein de pétrins et d'espoirs
À la porte de la vie tout
un mélange d'ires et d'essais
le transport du sang son bâtir |