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Robert Fred
Robert Fred naît dans une famille d'industriels,
son enfance est heureuse et riche. Il grandit proche de la nature entre
les fermes familiales et les pâturages du Jura, bercé par
la légende de ses aïeux bergers, venus d’Italie pour
faire fortune dans l’élevage.
Sa vie est bouleversée à l’âge de sept ans,
le 23 juin 1972, lorsque son frère Christophe, d’un an son
aîné, se tue en essayant de lui porter secours. Il en sort
profondément traumatisé et le couple de ses parents n’y
survit pas.
Il suit sa scolarité au Collège du Léman, établissement
renommé de la côte lémanique. Il est très doué
pour les mathématiques et les sciences, toutefois son adolescence
est troublée par le divorce de ses parents et le souvenir vif de
la tragédie. Il abandonne les études trois mois avant le
baccalauréat.
Il écrit ses premiers vers dans une tour du treizième siècle
du domaine familial.
Il s'installe à Paris pour une année en 1987, Il y rencontre
Gérard Guy, Pierre Jancou et Carl Fantin, avec lesquels il se lie
d'amitié et découvre l'univers poétique autour du
VIe arrondissement et de la rue de Cannettes.
Il entame ensuite une série de voyages en Californie, au Yukon,
dans l’Europe voisine et en Guadeloupe, où il s’installe
et devient plongeur sous-marin.
C’est à son retour à Genève qu’il entre
dans la banque, comme employé de back office, et s’occupe
de sa grand-mère maternelle cartomancienne, hospitalisée
et grabataire. Il apprendra beaucoup de cette femme et l’accompagnera
jusqu’à la mort. Il lui ferme les yeux le 13 novembre 1992.
Il publie son premier recueil sous le titre de : « Regard et liberté
» aux éditions Sauvagines à Genève en 1993.
Il est nommé responsable informatique en 1994 et fonde une famille
à Nyon sur les bords du lac Léman. Naissance de deux enfants
en 1995 et 1997. Mais rapidement le couple bat de l’aile et finit
par se rompre en 1999. Robert Fred reprend la route en signant avec une
firme d’informatique bancaire pour laquelle il est consultant international.
Ces années vont être difficiles , il travaille le jour, écrit
la nuit et entame un divorce tourmenté, il se consume dans des
déplacements permanents. Il séjourne dans de nombreuses
villes dont Madrid, Londres, Hambourg, Téhéran, Rome, Athènes,
Zurich, Bruxelles, Luxembourg, Guernesey, mais doit renoncer à
son contrat pour raison de santé.
De retour à Genève, il arrive à prendre un peu de
recul et reprend les publications en octobre 2005 avec Gérard Guy
à Paris: « Cascades » , puis « Ogresse »
en 2006, et « Femme » en 2007. Il fait la connaissance de
Serge Mathurin Thébault, poète de la lignée de Guillevic,
et s’associe à son mouvement poétique @rt-Chignaned
en Bretagne.
En 2008 il obtient un poste à Madrid par lequel il se rapproche
de ses enfants qui vivent à Alicante. Il découvre à
Madrid le poète Garcia Lorca. Cette lecture donne un nouveau souffle
à sa poésie.
De retour à Genève, il s’associe aux éditions
Slatkine pour la sortie de son cinquième recueil : « Terre
» en mars 2009.
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