the-ogress

Posted on septembre 25, 2012

L’ogresse, le ventre des destins, l’espérance, passage de nos vie sur la grande roue du temps.

Cet ouvrage est dédié à ceux qui luttent pour retrouver la lumière. Depuis les ténèbres, trouver le regard qui libère de la peau de goudron qui colle les âmes sombres à leur puits de plaintes. Comprendre le ventre du temps, le traverser pour retrouver l’espérance, lumière claire et source de vie.

C’est aussi la traversée de cet énorme ventre qu’est la cité humaine, pour comme sur une vitre givrée, tracer la ligne fragile séparant de l’ombre de la lumière.

Prix: Chf 20.00 – Acheter (Contactez Robert Fred)

L’ogresse : publié aux éditions Gérard Guy à Paris en 2006, l’ouvrage regroupe les titres: L’ogresse, Le ventre des destins, Espérance 144 pages, longueur 17,9, largeur 11,3

I – L’ogresse

Athanor

Immense étrange et savant athanor qui d’un même regard donne ainsi la vie qu’à l’ogre à manger

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Le rêve dans le mur

Une goutte au plafond du hangar comme une boule de cristal rouge pend son œil énorme et criard sur l’arrière cour abandonnée Pieds et poings tombés dans le monde le regard ébahi scellé dans le vacarme un enfant de la colle nu sur le sol tient encore ouvertes ses fenêtres bleues

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Quarante trois degrés

Quarante trois légions sur le fil du rasoir quarante trois vrilles sous la faux de Tantale quarante trois boissons et leur lot de chansons quarante trois melons ronds sur la terre cuite quarante trois brûlures et leur charge confuse quarante trois horizons chacun ceint d’un regard quarante trois solutions meilleure l’une que l’autre quarante trois pommes vertes rouges et pendues quarante trois rivières et le remous des viscères quarante trois montagnes gigantesques vertiges quarante trois vagues en dégueuloir à la mer quarante trois couloirs en confus labyrinthe quarante trois degrés jusqu’à la solitude

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Tes yeux comme la mer et tes lèvres dans le ciel sont les cheveux noirs de l’immense amour

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Le bien bât

Faire de la colère un rempart au pouvoir voici le bien bât de l’établi désespoir

Combien de pas d’homme

Ô monde qui marche au rythme des ans combien de pas d’homme faut-il à ton champ combien de ventres combien de guerres à chacun de tes gestes

II – Le ventre des destins

Ouverture

Il faut bien mourir pour quelqu’un parce que vivre pour soi n’a pas de sens il faut bien vivre pour quelqu’un parce que mourir tout seul ne veut rien dire il faut bien être à quelqu’un parce que tout seul on n’est pas grand-chose

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Sur le bras du temps

Sur le bras du temps coups à coups de forge l’âme des hommes danse fertile

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L’ouverture sur le monde

L’ouverture sur le monde est ici l’écouter sans la faux ni le vrai L’ouverture sur le monde est agir dans le jour le sculpter le tourner L’ouverture sur le monde en entier dans le choeur est le don d’un regard

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La flamme

Un tout entier veille au fond de l’âtre fenêtre ouverte à la présence de l’autre

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Dionysos

Sur tes flancs Dionysos naissent l’ire et l’affront l’indécence et la horde le vacarme et le feu Tectonique tu livres ainsi tes bacchantes aux cols des colosses et les forts imprenables aux limons des rivières Tu saisis la vigne à la hanche abondance et tiens ton cep éventreur indomptable et fécond

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La meule

La meule Sur la meule du temps l’innocent jouvenceau qui se brûle les doigts S’amuse et pleure sur la meule qui tourne aiguisant son regard

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Nous ici

On joute avec l’amour comme on tue les hommes et l’on meurt soi-même C’est le torrent de l’insu qui nous pousse à trouver c’est la marche des heures C’est l’armée des cents vents qui ne laissent au rocher que le temps d’un ici C’est le geste d’aimer qui demande à manger pour le temps d’un regard C’est la prière à la mer qui nous prend les marins reconduits à son sein L’on aimerait les venger mais les ans nous répondent et nos âmes s’éclairent

III – Espérance

Geste espérance

Ici qui don fait du courage d’aimer transperce la nuit du geste espérance

Le ventre des mamans

Une petite boîte à neige une sphère de rêve une boule de lumière une toute ronde De ce qui ôte nos souffrances le plus doux est le ventre des mamans

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Mots tendres

Il est un sens envers au vent de l’habit un ru vert clair Une histoire simple légère et pleine de mots tendres

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Il suffit

Il suffit de reconnaître une fleur sur le tapis verdoyant du jardin de reconnaître le feu d’un regard dans les lambeaux épars du souvenir

Il suffit de l’apparent quotidien pour trouver l’éclat du nouveau de poser les yeux sur le monde pour y trouver l’onde et son visage

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La prière

Avant tout la prière est amour avant tout son aile écarte l’ombre et livre l’eau claire

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Mouillé

Mouillé au creux des roches austères donnant l’eau vive à l’épaule des plaines un amour y tient son mystère fragile et palpitant au sein de la nuit qui donne au jour sa lumière abondante

Categories: Gérard Guy, poésie

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